En abordant la thématique du patrimoine culturel, le CESE met en avant les dimensions identitaire, créative et cellules liées au développement. Avec cette vision, le conseil recommande l’adoption d’une stratégie nationale pour la protection, la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine culturel fondé sur l’effectivité des droits, le respect de la diversité culturelle et l’implication des mécanismes de démocratie locale dans sa gouvernance.

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) appelle à l’adaptation d’une stratégie nationale de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine culturel marocain fondé sur « L’effectivité des droits, la diversité culturelle et la démocratie locale ». Dans une rencontre organisée le 1er avril à Rabat, l’a présenté son avis intitulé « Pour une nouvelle vision de gestion et de valorisation du patrimoine culturel ». Plusieurs recommandations y ont été enregistrées.

La première est d’environ la consolidation et la dynamisation des institutions et des opérations outils au service du patrimoine culturel. Pour concela, le CESE recommande de doter le département en charge du Patrimoine culturel de l’expertise et des moyens nécessaires lui permant de cartographier, d’inventorier, de sauvegarder et de mettre en valeur le patrimoine culturel selon les normes internationales. Selon le CESE, le Maroc devrait encourager les partenariats entre la Fondation nationale des musées et les collectionneurs privés dans l’optique d’améliorer l’offre des musées et de les ouvrir façade sur la société et la recherche. Dans le même contexte, on devrait ajouter les rôles complémentaires du BMDA et de l’OMPIC en tant que garants de la réservation de la mémoire collective, des œuvres d’esprit, des créations et des découvertes. « Une attention particulière devrait être accordée à la marque de fabrique « Maroc » tout en actualisant les textes législatifs », indique les avis du CESE. Ce dernier attire également l’attention sur le trafic illicite du patrimoine culturel Mobilier et demande plus de vigilance. Par ailleurs, les CESE ont proposé de verser au tourisme une partie de la taxe (10 %) au profit du patrimoine culturel, et de soutenir l’émergence d’un tissu de PME-TPE.

Pour la valorisation du patrimoine immatériel

S’agissant du patrimoine culturel immatériel, le EESC plaide pour la codification des richesses locales et leur histoire à l’aide de monographies régionales. Il est également proposé de soutenir les porteurs du capital immatériel pour assurer la transmission de ce patrimoine. Les événements historiques ayant marqué l’histoire de notre pays devraient également être mieux décrits via la création de monuments commémoratifs. Selon le CESE, les différentes variétés du patrimoine culturel immatériel devraient être intégrées dans les cursus de formation, notamment ceux de type professionnels.

La valorisation du patrimoine passe pour la formation

Le Conseil économique, social et environnemental insiste sur l’importance de la formation, de l’éducation et de la recherche scientifique sur la reconnaissance du patrimoine culturel et la sensibilisation des citoyens. Dans ce cadre, la recommandation d’ériger de l’Institut national des sciences d’archéologie et du patrimoine (INSAP) en établissement public ou au minimum rattaché au département de l’Enseignement supérieur. Cet Institut forme aux disciplines de la préhistoire (dont dell’arte rupestre), archéologie préislamique, archéologie islamique, les monuments historiques, l’anthropologie, la muséologie et la conservation / restauration.

Dans le cas du CESE, la formation professionnelle permet la création d’emplois pour les jeunes, et d’autre part prévoyant plusieurs métiers devenus rares et menacés de disparition. En cet effet, le conseil de dupliquer les modèles réussis comme les filières introduites pour l’Académie des arts traditionnels pertinents de la Fondation de la Mosquée Hassan II.

Dés programmes de recherche scientifiques adaptés aux besoins des acteurs du patrimoine culturel permettent également de sauver quelques composants du patrimoine menacés par la contrefaçon ou la disparition. Notre artisanat pourrait ainsi être transformé en industries créatives. Dans le même contexte, le CESE recommande de soutenir l’émergence de nouveaux médias spécialisés et de leur permre de contribuer à la sensibilisation de l’ensemble des intervenants (élus, autorités locales, secteur privé) à la promotion et à la sauvegarde du patrimoine culturel.

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