Construit en 1974 pour la mobilisation des eaux des oueds Bouregreg, Grou et Korifla, le réservoir artificiel de Sidi Mohammed Ben Abdellahest le cinquième du Maroc par la grandeur de son bassin (974 Mm3). L’eau potable de Casablanca n’y est pas sans lien. Ce barrage assure la desserte en eau potable des villes de Rabat, Salé, Tamesna, Bouznika, Benslimane, Mohammedia et Casablanca.

En d’autres termes, l’indispensable est pour près de 9 millions d’habitants. Seulement voilà, ses courbes représentent une baisse préoccupante des réserves. Selon la direction générale de l’eau, en septembre, le taux de remplissage du barrage était de 28,4 %, contre 54 % un an auparavant. Des chiffres ici, selon Nizar Baraka, ministre de l’Equipement et de l’Eau, ne rendent pas justice à la partie inopérante composée de vase, soit la partie correspondante à 30 % de tous les barrages du Maroc.

Autrement dit, les provisions réelles sont de 190 Mm3. Et en raison de l’Assence de précipitations, la déclinaison des réserves au cours des huit premiers mois de l’année n’est pas un fait surprenant. Mais le rythme s’est significativement accru depuis le mois de juin. En effet, du 1er janvier au 1er juin 2022, le barrage a connu une déperdition de 5,3 points de taux de remplissage, soit 51,8 Mm3. Pause réflexion Dans le début du mois de juin et celui du mois de septembre, les réserves ont plus que doublé, soit 116,6 Mm3, en à peu près la moitié du temps.

À ce rythme, et en l’absence de précipitations, les réserves de Sidi Mohammed Ben Abdellah pourraient attendre un niveau critique en un tour de temps très bref. D’après une étude du ministère de l’Equipement et de l’Eau, la moyenne des précipitations est inférieure à 186 mm par an depuis 2001 et le Royaume n’a pas connu de fortes averses depuis 2014.

Comme solution, une enveloppe de 360 ​​millions de dirhams a été attribuée à un projet réalisé de liaison hydraulique entre le Nord et le Sud de Casablanca. Cette liaison permet de transférer un volume de 80 millions de m3 par an. Néanmoins, le ministère réfute les allégations selon lesquelles les exploitations agricoles seraient à l’origine de cette forte chute des réserves due au prélèvement d’eau dans ce réservoir, car il n’y a aucune exploitation agricole dans la zone prévoyant le barrage en question et que ce dernier demeure contrôlé et sûr.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.