La flambée des prix des carburants cesse de perturber le marché national. Confrontés à la hausse des prix des hydrocarbures et des charges liées au coût du stockage et du transport, les propriétaires des stations-services sont montés au créneau vis-à-vis du gouvernement, en revendiquant des mesures de soutien. Faute d’une réponse de l’Exécutif, ces derniers se sont déclarés prêts à ouvrir à la grève. C’est en tout cas la menace brandie par la Fédération nationale des propriétaires, commerçants et gérants de stations-service au Maroc, qui vient de publier un communiqué dans lequel elle a tiré la sonnette d’alarme sur l’impact de la hausse des prix constatée actuellement sur la compétitivité des stations de services.

Dans ce communiqué aux allures d’une lettre de protestation, la Fédération a appelé le ministère de tutelle qui n’est autre que celui de la Transition énergétique et du Développement durable, à intervenir et sortir de son silence. Un silence qui semble agacer les professionnels qui n’ont pas manqué de le souligner dans le document. Sur ce point, la Fédération a rappelé qu’elle a sollicité la ministre Leila Benali pour une réunion avec les propriétaires et les gérants des stations de service afin de faire le point sur la situation actuelle. Jusqu’à présent, aucune réunion n’a eu lieu, a rappelé le communiqué.

Ne cachant pas sa volonté de faire appel à l’ensemble des départements ministériels concernés, la Fédération a fait partie de sa volonté de saisir également le Conseil de la concurrence.

Afin de sortir de la crise actuelle, les professionnels ont annoncé une série de doléances à savoir des exonérations fiscales. Ces derniers exigent une exemption de la cotisation minimale applicable au chiffre d’affaires. Cette demande est justifiée par la hausse de la taxe du fait des cellules des chiffres d’affaires et qui ne bénéficie d’aucunement aux stations-services puisque la marge de bénéfices demeure fixe quel que soit le prix de vente.

Rappelons que les prix du diesel et du sans-plomb ont atteint les niveaux sans précédent (près de 15 dirhams le litre). Cette hausse vertigineuse est imputable à la flambée des cours du baril de pétrole pendant le mois de mars. Le prix du baril a baissé légèrement en avril en reculant à 99 dollars alors qu’il a culminé à 113 dollars au début du mois de mars. Si cette tendance régressive se confirme dans les semaines qui viennent, il est possible que le prix des carburants baissent à leur tour, ma il faut du temps puisqu’il faut écouler les stocks achetés au prix du mois de mars.

Afin d’atténuer l’ampleur de cette hausse sur le pouvoir d’achat des citoyens, le gouvernement a déboursé une aide financière exceptionnelle au profit des professionnels du transport afin de stabiliser le prix de transport de marchandises et des personnes.

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