La première apparition de la sélection nationale marocaine de football date de 1942. Même en pleine guerres mondiales, même en pleine colonisation des Espagnols au Nord et au Sahara, des Français au reste du territoire, avec une division flagrante du pays entre les étrangers, la y avait une première équipe Maroc A.

Comme signe de la lutte pour l’indépendance avec la présentation du célèbre Manifeste lors de la visite officielle de feu le Roi Mohammed V à Tanger 1948, les militants des trois grands partis : Istiqlal, Ouahda et Choura ont eu l’idée de créer une formation de football internationale pour jouer des rencontres amicales au Maroc et surtout à l’étranger.

Dans tous les stades, le drapeau rouge et vert flottait devant le silence incompréhensible des colons. Cette sélection avait une idée prioritaire : la tolérance et le respect des religions.

En effet, pour la première fois dans le monde, les trois religions célestes étaient groupées et défendaient les couleurs d’un seul pays, le Maroc : le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam.

Le « football pour le football » poussait les responsables du sport, à l’heure où la Fédération n’existait pas, à opter pour le choix des bons footballeurs juifs, chrétiens et musulmans.

Oui, la plupart des sélectionnés étaient inconnus, on reconnaissait pourtant Hamiri de Mohammedia, Benbarek de Casablanca et Salem de Tanger.

Le meilleur était toujours la perla noire (Larbi Benbarek) qui devait jouer plus tard dans la sélection française.

Pour les bons résultats obtenus, il est à rappeler ces écrasantes victoires 8-0 et 6-0 respectivement sur la sélection de la zone française et les cellules de la zone espagnole. Un nul était obtenu à Paris 2-2 contre l’équipe nationale de France A.

Pour les compétitions intercontinentales, le Maroc qui était sous le protectorat, n’avait aucune participation sous l’interdiction de la FIFA.

Quant au premier professionnel marocain à l’étranger, Abdeslam Botina est à citer dans l’Histoire du football au Maroc.

Après une carrière au Moghreb À l’Aksa de Tanger, Botina comme appelait les sports du stade du Marshane, devait émigrer à Séville pour jouer la Liga en première division.

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