Protection sociale, jeunesse, réseau routier en milieu rural et transport routier international de marchandises. Voici le résumé de la séance plénière hebdomadaire consacrée aux questions orales à la Chambre des députés.

Pour sa première apparition dans l’hémicycle, et en réponse à une question sur la situation socio-économique des familles, suite à l’urgence du Covid-19, le ministre des Solidarités, de l’Inclusion sociale et de la Famille, Aouatif Hayar a rappelé que le programme Le gouvernement paie une attention particulière aux familles en situation de précarité. Ce programme comprend des mesures pour soutenir un million de familles, a-t-il déclaré.

Situation des familles après l’urgence sanitaire
Le ministère s’attachera également à réaménager les centres nationaux d’entraide (notamment le volet numérique) pour leur soumettre un nouveau programme d’insertion sociale fondé sur une démarche de valorisation et de libération des compétences, et non sur une démarche caritative, a-t-il fait valoir. L’Agence de développement social se penchera également sur une nouvelle ingénierie pédagogique pour permettre à toute personne en situation de précarité de se tourner vers les Centres nationaux d’accompagnement pour s’intégrer dans des « parcours inventifs », a-t-il ajouté. .

Interrogée également sur la recrudescence des violences faites aux femmes, Mme Hayar a indiqué que son service entendait engager une nouvelle démarche visant à évaluer la loi n°2. 103-13 (relatif à la lutte contre les violences faites aux femmes), ainsi qu’une approche. L’action du ministère visera également à développer des dispositifs d’accueil et d’accompagnement des femmes victimes de violences à travers la création de diverses institutions multifonctionnelles avec une juste couverture territoriale.

Concernant le retard enregistré dans le versement des subventions aux foyers d’étudiants et aux institutions de protection sociale, le ministre a indiqué que des instructions ont été adressées aux organismes concernés, notamment à la Mutuelle nationale, de prendre les mesures nécessaires au déblocage des subventions (de le montant en millions de dirhams) prévu pour l’année 2020.

Maisons de Jeunes, CPE, « Pass Jeunes »…
De son côté, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaïd, a indiqué que son département travaille, en collaboration avec des associations « crédibles », à relancer les missions classiques des maisons de la jeunesse et de la culture (relatives à l’action associative et culturelle) , mais aussi des missions socio-économiques, étant donné que la première préoccupation des jeunes d’aujourd’hui est de trouver un emploi. « Les Centres pour la jeunesse et la culture serviront donc également d’incubateurs et d’espaces d’apprentissage des langues », a-t-il souligné.

Monsieur. Bensaïd, répondant à une question sur la généralisation de l’institution des maisons de la jeunesse et de la culture, a indiqué qu’il y a un premier défi à relever, celui d’ouvrir et d’équiper les maisons existantes. Un défi qu’elle entend relever d’ici décembre 2022.
S’agissant du « Pass Jeune », le Ministre a précisé qu’il s’agit d’une application qui permet de faire connaître tous les services actuellement proposés aux jeunes dans les domaines de la culture, du sport, de la santé, mais aussi d’inclure de nouveaux services tels que transport et autres avantages sociaux.

Construction et entretien des routes régionales et provinciales
Le troisième ministre à interagir avec les parlementaires, Nizar Baraka, ministre de l’Equipement et de l’Eau, a indiqué que la mission de son département est de développer le réseau routier classé, mais en même temps il contribue (en collaboration avec certaines communes dans le cadre du Fonds de développement rural et des Régions et le Programme de réduction des disparités territoriales et sociales en milieu rural) pour la construction de certaines routes non classées. Cette contribution s’élève à 1,25 milliard de dirhams, a-t-il précisé. Le ministre a également assuré que son département a augmenté le budget alloué à l’entretien des routes en milieu rural.

Concernant l’ouverture des zones rurales, Baraka a annoncé que le taux est actuellement de 79% d’espaces ouverts (grâce à la construction de 17 000 km de routes sur les 22 000 km prévus dans le cadre des disparités territoriales et sociales en milieu rural) et que le le gouvernement élabore un nouveau plan d’entretien des routes existantes.

Situation des professionnels du transport routier international
Le ministre des Transports et de la Logistique, Mohamed Abdeljalil, a pour sa part indiqué que suite à la baisse du taux d’acceptation des demandes de visa déposées par les professionnels du transport international de marchandises par route (suite à la décision des autorités françaises de réduire le nombre de visas accordés aux citoyens marocains), les autorités marocaines ont contacté les différentes représentations diplomatiques françaises au Maroc. « Nous avons reçu des signaux positifs de la partie française en ce sens », a déclaré le ministre, précisant qu’une réunion avec ces professionnels est prévue la semaine prochaine pour évoquer les problèmes auxquels ils sont confrontés.

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