Driss Lachgar.

Rentrées politiques et sociales, cause nationale, action parlementaire… l’Union socialiste des forces populaires annonce la couleur. Dans un communiqué adopté à l’issue de la dernière réunion du bureau politique, ce pans de l’opposition dénonce l’inaction du gouvernement ici s’assiste auprès de lui « avec insouciance » à l’érosion du pouvoir d’achat des citoyens. S’agissant de l’intégrité territoriale, l’USFP prône la mobilisation pour faire échec aux complots ourdis par les adversaires du Royaume.

Considérée comme la première force de l’opposition (à la lumière du nombre de sièges obtenus lors des dernières législatives), l’Union socialiste des forces populaires, veut faire une rentrée politique remarquée. Dans un communiqué rendu public vendredi à l’issue de la dernière réunion de son bureau politique, ce parti de gauche appelle à « une nouvelle offre politique à même de faire face à l’asphyxie actuelle relevée sur le plan social et économique ». Les usfpéistes parlent ainsi d’une «conjoncture caractérisée, d’un côté, par l’escalade des complots qui visent les intérêts du pays et la marocanité du Sahara et, d’un autre côté, les effets négatifs de la gestion par le gouvernement de la dégradation du pouvoir d’achat des citoyens, à cause de l’incapacité à trouver des solutions adaptées pour faire face à la crise des hydrocarbures ainsi que la problématique de la sécheresse qui est devenue structurelle dans le cas marocain ». Les délibérations du bureau politique ont porté globalement sur trois volets principaux : la question de l’intégrité territoriale, la restitution politico-parlementaire et la restitution sociale.

saharien marocain
En ce qui concerne ici la question de l’intégrité territoriale, le bureau politique de l’USFP rappelle, tout d’abord, « les succès » enregistrés en citant le nombre croissant de pays reconnaissant la marocanité du Sahara, parallèlement « au rétrécissement du nombre de pays qui persiste à méconnaître la légitimité, l’histoire et la réalité », est-il souligné. Par ailleurs, l’USFP porte l’attention sur ce qu’il est qualifié d’exploitation par les adversaires de l’unité territoriale de la conjoncture actuelle marquée par la rareté des sources d’énergie sur le marché international, tout particulièrement le gaz, pour faire chanter des pays dans le but d’isoler le Maroc et il crée des blocages dans sa quête pour défendre ses intérêts dans un monde fluctuant. En faisant ce diagnostic, le bureau politique de l’USFP appelle la diplomatie marocaine à « abandonner l’état d’euphorie dans laquelle elle vit en raison des réalisations obtenues grâce aux Orientations Royales pour passer à une sorte de proclamation d’état d’ urgence diplomatique qui exige de la vigilance, de l’anticipation et une implication plus efficace de la diplomatie parallèle », lit-on dans le communiqué de l’USFP. Les parties considèrent que ce qui est arrivé en Tunisie doit être pris comme un coup de sémonce et attirer l’attention sur ce qui se considère contre l’intégrité territoriale.

Rentrée politique et parlementaire
S’agissant de la rentrée politico-parlementaire, l’Union socialiste des forces populaires attaque devant le gouvernement qu’il accuse de ressasser un discours qui a du mal à cacher la crise et l’échec évident du gouvernement. Dans ce sens, les partis soutiennent que la cause de cette crise se trouve « dans l’incapacité de la majorité gouvernementale à assurer une coordination productive entre ses composantes ». Pour mieux expliciter sa pensée, les parts d’opposition s’injectent dans l’Espace public un nouveau terme, « l’archipélisation de la majorité ». « La phase actuelle est caractérisée par ce qu’on peut appeler » l’archipélisation « de l’action gouvernementale, dont les départements ont travaillé comme si l’on était en présence d’îlots, en absence de toute convergence », rédigés par les rédacteurs du communiqué relatif aux délibérations du bureau politique de l’USFP.
Face à cette situation, les parties invitent ses parlementaires à saisir la prochaine rentrée parlementaire pour en faire « un moment important dans le but de trancher sur le plan législatif par rapport à de multiples textes dont les sujets constituant une préoccupation insistante, que ce soit pour l’État ou par la société », est-il appelé. Les parties citent, dans ce cadre, les textes en lien avec la sécurité sanitaire, la Charte de l’Investissement, les droits des MRE, le Conseil de la concurrence, le statut de la famille et le Code pénal. Des questions qui ne peuvent plus faire, selon lui, l’objet de rapport.

Retour social
En ce qui concerne ici le rendement social, la direction de l’USFP revient sur la question de la dégradation du pouvoir d’achat des citoyens dont « la capacité d’épargne a baissé à des niveaux jamais enregistrés, face à la vague de la cherté des prix « . Pour concela, les parties féminines l’exemple de ce qui arrive sur le marché des hydrocarbures, qu’il cite comme indicateur de l’insuuciance du gouvernement et des sociétés de distribution à l’égard de la paix sociale. « Cela exige une intervention de la part de l’ensemble des intervenants, notamment le Conseil de la concurrence, qui ne doit pas continuer à fuir ses responsabilités, sous prétexte de l’existence d’entraves juridiques », souligne le bureau politique. Par ailleurs, tout en supportant sa disposition à participer à toute initiative visant la consolidation de la paix sociale et à bâtir les fondements de la sécurité sanitaire énergétique et alimentaire, l’USFP estime que la mise en application du nouveau modèle de développement constitue un développement constituent un développement adéquat à la crise actuelle. n

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