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Retour sur l’épopée de Mexico86 avec Khaïri et Timoumi

1986. L’équipe marocaine de football participe à la Coupe du Monde, sa deuxième participation à cet événement. Le Royaume franchit le premier tour en terminant en tête de son groupe mais se fait supprimer en huitième de finale, en inscrivant trois buts et en en concédant deux. Ce résultat avait constitué jusqu’à ce Mondial sa meilleure performance sur le plan international.

« La sélection marocaine a porté haut le drapeau bicolore lors de notre participation à la Coupe du Monde de football au Mexique en 1986. En toute modestie, je suis, et nous tous sommes fiers d’avoir ouvert le bal des exploits marocains à l’ échelle internationale. Il faut bien dire que le simple fait de participer à une Coupe du Monde est un exploit en soi ». Ces mots pleins de fierté sont de l’attaquant marocain Abderrezak Khairi, tête d’affiche du Mondial 1986.

Abderrezak Khairi est, en effet, un footballeur marocain de premier rang. Né à Rabat en 1962, il a été attaquant de l’équipe nationale marocaine et a marqué deux buts contre le Portugal, lors de la Coupe du Monde 1986, permettant au Maroc de se hisser au deuxième tour. Mais revenons à cette épopée que l’on ne peut que qualifier d’épique : le Maroc est l’un des deux représentants du continent africain à la Coupe du Monde 1986. Au second tour des qualifications africaines, Madagascar et la Libye ont tiré profit de la mise à l’écart du Lesotho et du Niger au premier tour.

En battant la Libye au second tour, le Maroc accède à la phase finale de la Coupe du Monde 1986. Pour sa deuxième participation, le Royaume du Maroc revient sur le sol mexicain 16 ans après l’édition de 1970. Il réalise un match nul contre la Pologne, puis un autre contre l’Angleterre et ensuite le bat le Portugal 3-1 et devient la première équipe africaine à franchiser le premier tour d’une phase finalemundial, de surcroît en arrivant en tête de son groupe. Quel est le secret d’un tel succès ? « En 1986, l’ambiance générale dénotait la relation fusionnelle au sein du groupe. La tactique de notre entraîneur est pointue. Ce fut l’élément clé pour le succès, aussi modeste fut-il, j’en conviens, de notre équipe », se souvient Mohammed Timoumi, avant de poursuivre avec une fois de nostalgie : « Au Mexique, nous avons été reçus en grande pompes. Les éléments de l’équipe nationale se sentent chez eux, ce qui a influencé positivement le moral et les performances de tous ses membres. Nous avons représenté dignement notre pays et notre continent ».

« À l’étape de la formation nationale actuelle, les joueurs de 1986 étaient pétris de talent. Leur aura a fait des émules et les colonnes de la presse internationale s’est faite l’écho de leurs prouesses qui ont résonné pendant des lustres et des lustres », témoigne modestement à la troisième personne Abderrezak Khairi qui a inscrit son équipe dans l’ Histoire du football africain à tout jamais. « Notre père spirituel et notre leitmotiv était feu Hassan II. Ses encouragements, même au moment de l’annonce du résultat de notre insuccès en huitième de finale, nous avons marqués à vie », poursuivez-il.

« La Coupe du Monde au Qatar aura donné l’occasion au commun des mortels de constater de visu les prouesses footballistiques du Royaume du Maroc. Travailler dur et suivre les instructions de l’entraîneur national à la lettre, finit inéluctablement par propulser sur les devants de la scène une équipe qui vit par et pour le désir de réussir », affirme la légende Mohammed Timoumi ou Hammouda pour son public de Rabat .

Les vedettes du Mondial 86

Mis à part Timoumi et Khairi, la Coupe du Monde 1986 a également vu la participation d’éminents footballeurs du calibre d’Abdelkrim Merry, alias Krimou, un footballeur professionnel né en 1955 à Casablanca. Il était à la pointe de l’attaque.

Réputé l’un des joueurs les plus performants de sa génération, il s’est illustré tout le long de sa carrière par sa grande combativité et sa verve sur les terrains. Grand finisseur du football français (qui a joué dans 8 clubs d’élite), qui a marqué 103 buts en 337 matchs en première division. Cette Coupe légendaire a aussi été marquée par la brillante performance d’Azzedine Amanallah, un joueur international marocain, né en 1956 qui a exercé en France pour les Chamois Niortais.

Azzedine a fait ses débuts au club d’El Jadida où il a évolué du niveau junior à la première division, etc., correspondant à environ dix ans. Il a signé en 1983 à Besançon, club au sein, il évoluait en deuxième division, pour un contrat de trois ans. Doté d’une technique unique, d’un sens du toucher particulièrement aiguisé et d’une capacité effilée dans le ballon des deux pieds, le signé dans le livre d’or de l’histoire du sport pour que le joueur rassemble toutes les vertus d’un footballeur accompli.

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