La Cour des comptes s’est aussi penchée sur le secteur de l’eau dans ses rapports annuels des années 2019 et 2020. La juridiction a ainsi recommandé plus plusieurs pistes pour faire face au stress hydrique que vit le Maroc. Concernant ce secteur, elle recommande de réaliser les projets « matures » de connexions inter-bassins et de lutter contre l’envasement qui réduit de 75 millions de m3 par la capacité globale de stockage des barrages. La Cour estime que le Maroc doit être récompensée par la mobilisation des ressources hydrologiques. Elle a en ce sens appelé à lutter contre la surexploitation des eaux souterraines, estimée à 1,1 milliard de m3/an. Un phénomène qui vient s’ajouter à la non-utilisation d’un volume de 1,7 milliard de m3 / initialement stocké dans les barrages.

« Malgré amenuisement de la marge de manœuvre dans la mobilisation des ressources en eau conventionnelle, les eaux non conventionnelles se limitent à 0,9 % de la totalité des ressources en eau mobilisées. La Cour des comptes a ainsi recommandé l’encouragement du recours aux sources non conventionnelles, notamment le dessalement, la réutilisation des eaux usées et la collecte des eaux pluviales.

Les pistes préconisées portent, en outre, sur l’amélioration de la délimitation et de la protection du domaine public hydraulique. À ce sujet, le CC prône l’application du principe « pollueur-payeur » et l’exécution de la police de l’eau. Les recommandations induites par ailleurs les synergies entre les trois secteurs interconnectés (Eau-Énergie-Agriculture). Pour la juridiction, le Maroc gagnerait à opérer l’alignement de leurs stratégies.

Enfin, sur le volet du financement du secteur, la CC demande de développer devant le PPP « eu envisageable au nombre limité de relevés à ce jour ». Cette solution permet notamment d’optimiser l’allocation des ressources financières destinées au secteur de l’eau et de veiller à l’amélioration de l’Efficacité.

EMG

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.