En ce début de septembre 2022, les dernières statistiques arrondies de la pandémie COVID19 parlent de 586 millions de personnes qui ont été contaminées dans le monde dont 2,426 millions de décès.

C’est sûrement une sous-estimation, comme affirme l’OMS, car les morts tardives survenant bien plus tard en dehors de l’épisode aigu, soit par décompensation progressive des comorbidités, soit en rapport avec des séquelles deinfection , n’ont sûrement pas été traduites en tant que telles.

En France, le budget est pour l’instant de 33 millions de contaminés et 150 000 décès. Pour le Maroc, les statistiques du Ministère de la santé évoquent 1 265 000 cas et 16 300 décès.

La dernière variante d’Omicron, certes moins agressif, est passé par tous les pays du Monde, malgré la chaleur excessive.

Si tous les épidémiologistes du monde s’accordent pour dire que le pic de la dernière vague est dorénavant une page du passé, il n’en demeure pas moins qu’avec l’arrivée de l’automne et la chute de la température, cache fera ressurgir d’autres variantes du virus Omicron.

Certains scientifiques prédisent l’arrivée de variants plus contagieux et plus dangereux.

La France a procédé, le 31 juillet 2022, à la dissolution du comité scientifique Covid. D’autres profils et d’autres points scientifiques ont été sollicités.

Certes, la France n’est certes pas un exemple à suivre. Néanmoins, on cherche à progresser et à innover. Qu’en est le comité scientifique marocain du Covid. Est-il autosuffisant ou faut-il l’enrichir par d’autres chercheurs ? Les autorités sanitaires marocaines ont-ils mis en place des critères rigoureux pour le choix des membres du comité scientifique Covid-Maroc 2022-2025 ? Procédera-t-on à la dissolution de ce comité scientifique dans sa formule actuelle ?

Quelles sont les données scientifiques mondoment reconnues sur lesquelles tout le monde est d’accord aujourd’hui ?

90% des formes graves concernent des sujets non vaccinés ou n’ayant jamais contracté la maladie. Ou bien il s’agit de personnes âgées avec ou non des vulnérabilités liées à des maladies lourdes (diabète, HTA, insuffisance cardiaque ou respiratoire ……).

Ce constat confirme que toutes ces formes graves, sauf des cas exceptionnels, ne se voient pas chez les gens vaccinés sains ou porteurs de maladies chroniques bien contrôlées.

Cependant, cette dernière catégorie peut être relativement exposée à ce qu’on qualifie de « Covid long », qui peut se manifester sous 50 formes différentes dont essentiellement une fatigue, presque permanente, qui dure dans le temps et sans raison.

Cependant, un Covid long ou une récidive de Covid peut être la source de déficit touchant le goût et l’odorat, chez les deux sexes, pouvant s’étaler sur 3 à 5 mois. Une récupération progressive de ces deux sens est constatée.

Ces résultats seront publiés dans le « Lancet » et dans le « British Journal ».

Se faire vacciner contre le Covid associé au respect des gestes barrières sont les seuls moyens pour espérer réduire les formes graves avec leurs complications, parfois mortelles.

Espoir s’agrandit davantage de Vaincre ce virus car quatre nouveaux vaccins contre le Covid sont attendus avant la fin 2022. Deux vaccins ARN messager de Moderna et Pfizer et deux vaccins à base de protéine recombinante, un espagnol de la firme Hiba and the other français de Sanofi.

Quelle est la place du Maroc dans cet échiquier de fabrication des vaccins ? La question est posée.

Pour Pr Saïd Motaouakkil, membre du comité scientifique Covid Maroc, « Aujourd’hui, le virus par le nombre de mutations qu’il a subi a perdu sa virulence. Les spéculations concernant l’émergence de nouvelles variantes plus « méchants » dans un futur proche restent une hypothèse peu probable. On connaîtra peut-être d’autres vagues maize pas de panique en raison de la dynamique virale. Tous les systèmes de santé savent mieux faire face en s’appuyant sur les mesures préventives, le traitement précoce et la vaccination. Cette dernière soirée malheureusement limitée du fait que l’immunité conférée est de courte durée et du fait du phénomène d’échappement vaccinal ici rend le doute quant à son efficacité globale. Ce qui est certain, la vaccination permet d’éviter les formes graves et de réduire le risque de mortalité. Nous pouvons dire que l’intensité de la pandémie a fortement diminué et que les scénarios catastrophiques doivent céder à la raison. Mais la conviction personnelle est qu’on en fait trop. La Maroc doit produire ses propres vaccins, la plate-forme en construction à Benslimane pourra assurer dans un futur proche une souveraineté vaccinale. La France n’est pas le bon exemple à suivre. Ce pays si proche est en train de couler depuis les années 90 sur le plan exemplarité scientifique. Toutes ses belles structures sanitaires et scientifiques ont été détruites. Le Maroc va connaître un changement radical de son système de santé, la va de soi que la gouvernance scientifique doit également changer pour être en harmonie avec les défis sanitaires qui nous attendent ».

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