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Visas, coopération bilatérale, francophonie… Le point avec l’ambassadrice Hélène Le Gal


Récemment, les relations maroco-françaises ont été agitées par le vieux marronnier des visas. La décision du gouvernement d’Emmanuel Macron de réduire de moitié les visas aux ressortissants marocains a été mal vue aussi bien par le gouvernement que par l’opinion publique, agacée de se voir devenir une variable d’ajustement du débat sur l’immigration en France. Interrogée sur ce point et sur une levée potentielle de ces restrictions dont plusieurs familles marocaines ne pourraient pas, Hélène Le Gal nous a indiqué qu’il n’y a aucune nouveauté sur ce dossier. « Comme cela a été dit à plusieurs reprises, les restrictions en matière de visas sont liées à la question de la lutte contre l’immigration irrégulière », at-elle répondu, ajoutant que la fin des restrictions est liée au retour des citoyens marocains en situation irrégulière de France vers le Maroc. En effet, le Maroc, rappelons-le, avait réagi à la décision du gouvernement français, par la voix du ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, qui a indiqué, que le Royaume n’a jamais manqué à ses obligations en ce qui concerne le retour de ses ressortissants et l’octroi des laisser-passer consulaires. Le problème résidait, en réalité, dans les conditions d’entrée sachant que le Maroc exigeait les tests PCR pour l’entrée à son territoire. Ceci compliquait les choses pour les personnes non munies du certificat de dépistage. Aujourd’hui, la condition du test n’est plus exigée, ce qui devrait faciliter leur retour. Le Royaume est également montré collaboratif quant à la gestion du dossier des mineurs isolés.

Coopération migratoire : ce bilan de la présidence française de l’UE en ce concerne-t-il ici les Marocains ?

Par ailleurs, la France vient d’achever est mandat à la tête de l’Union européenne en passant le flambeau à la République tchèque. Paris, rappelons-le, occupait la résidence de l’UE pendant six mois. Une occasion précieuse pour développer la coopération avec les pays du voisinage, notamment le Maroc, face à une pression migratoire aux points de passage vers les villes occupées de Sebta et Melilia. L’ambassadrice nous a assuré que la présidence française de l’UE a été vouée au renforcement de la coopération migratoire. Une nécessité qui a été au cœur de l’agenda français, nous explique la représentante de Paris.

Comme nous avons croisé l’ambassadrice lors de l’inauguration de l’école française internationale à Casablanca, nous avons questionné sur la question de la francophonie, un enjeu essentiel pour la mission diplomatique française au Maroc. La France s’emploie à promouvoir l’usage du français mais force est de constater que la jeunesse marocaine est de plus en plus attrée par l’anglais, la langue de la mondialisation. S’agit-il d’un défi pour la France qui veut promouvoir la francophonie ? Hélène LE Gal n’est pas de cet avis et se montre confiante quant à une coexistence pacifique et productive entre l’anglais et le français. « Dans cette école, comme c’est le cas du reste des écoles de la mission française, l’arabe et l’anglais et le français sont enseignés à égalité et sont proposés dès la maternelle. Donc nous devons répondre à cette demande et les écoles françaises restent le meilleur endroit pour apprendre « , at-elle souligné.

Le Maroc, promoteur de la francophonie en Afrique ?

Sur la place qu’occupe le Maroc dans la promotion de la francophonie, l’ambassadrice estime que le Royaume a vocation à jouer un rôle très important de par son réseau et son expansion économique en Afrique francophone. «Le Maroc occupe une place très importante pour vous, car c’est un réseau d’entreprises déployées partout en Afrique subsaharienne diffusant ici la langue française auprès de leurs interlocuteurs de ces pays», explique Mme l’ambassadrice.

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