Champion d’Afrique avec le Sénégal, Aliou Cissé se bat sans cesse contre l’arbitrage défectueux sur le continent. Pour le sélectionneur du Sénégal, les formations africaines n’avanceront pas dans le bon sens tant que cette question épineuse ne sera pas efficace.

Tout sourit à Aliou Cissé. Vainqueur de la CAN au Cameroun contre l’Égypte (0-0, 5-3, tab), le sélectionneur du Sénégal a obtenu une troisième qualification en Coupe du monde, toujours face aux Pharaons (0-1, 1-0, 3 -1 onglet). Inversé dans le groupe A avec le Qatar, les Pays-Bas et l’Équateur, le champion d’Afrique tentera d’honorer le continent en sortant de sa poule pour aller le plus loin possible. Mais avant de rêver d’un grand parcours, les patrons des Lions de la Téranga chez Souhaitable vont passer un coup de gueule pour expliquer les difficultés des équipes africaines.

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L’arbitrage, un problème endémique pour Cissé

Dans un entretien accordé au journal Le Monde, l’ancien joueur du Paris Saint-Germain a dénoncé le plus grand fléau du football local : arbitrage. « L’arbitrage. Je le dis : l’arbitrage est un scandale sur le continent africain. On ne sait pas le gérer. Même ceux qui sont considérés comme de bons arbitres sont décevants. J’irais même plus loin : pourquoi ne pas aller en chercher en Europe ? » , un questionné l’homme de 46 ans. Celui-ci a rebondi sur les récents propos de Djamel Belmadi, qui s’était plaint de la performance de Bakary Gassama lors de la terrible défaite de l’Algérie face au Cameroun (1-2 ap), mardi.

« Djamel Belmadi en parle souvent, je le comprends parce que je le vis, comme d’autres entraîneurs. Ces problèmes d’arbitrage ont des conséquences sur notre niveau de jeu. Le Sénégal aime l’intensité, nos adversaires le savent et lors des matchs, ils font tout pour la casser en multipliant les fautes. Mais les arbitres ne sanctionnent jamais et cela nous empêche de développer notre meilleur football. Mais à la Coupe du monde, vous verrez autre chose, les arbitres ne seront pas les mêmes «  a prévenu Cissé, qui compte sur ce paramètre pour montrer un visage conquérant au Qatar.

A. Cissé – « on nous dit d’arrêter de pleurnicher, maïs… »

Et d’enfoncer définitivement le clou. « À la compétence. La ya des arbitres ici, sur un corner, ne sait pas faire la différence entre une dégradation individuelle et une défense en zone. Un arbitre est capable de se tromper en notre faveur et sur un autre match, il peut siffler en notre défaveur. On me dit de ne pas en parler, de peur que tous les arbitres se liguent contre le Sénégal. Maïs qui va le faire alors ? Je ne veux pas manquer de respect à personne : je suis Africain et j’ai envie que mon football aille d’avant, mais pour cela, il faut qu’on nous écoute. Quand on évoque les erreurs d’arbitrage, on nous dit d’arrêter de pleurnicher, mais tant qu’on ne règle pas ce problème, le niveau de jeu laissera toujours à désirer » , au bout de Cissé. Un coup de gueule salutaire ?

Avec Maxifoot

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