Les malaises de Lune sont si difficiles à juguler dans la Oumma et au Sénégal en particulier : pour les mois de Ramadan et de Tabaski, on assiste à la circulation de communiqués de toutes sortes et de toutes provenances pour donner les bonnes dates de début et fin des mois lunaires.

Espérons que le jour n’est pas loin où la Oumma acceptera de se donner un calendrier lunaire sur la base du calcul astronomique à l’étoile de ce qui est fait relativement aux heures de prières. Quand elle le voudra, voici les deux règles que nous n’avons de cesse de proposer notamment à la suite des deux grands jurisconsultes contemporains que sont Muhammad Ahmad Châkir et Faysal al mawlawi (rahmatullahi ‘alayhim):

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– « le premier jour du calendrier musulman commence au coucher du soleil qui suit l’instant de la conjonction calculé en UTC (temps universel coordonné, qui a remplacé le GMT) » ;

– « pour le calendrier musulman, le mois correspond à la durée d’un cycle lunaire complet entre deux instants de conjonction consécutifs ».

Si le calcul astronomique mentionné dans le Coran de façon on ne peut plus explicitement notamment au verset 5 de la sourate 10 ne doit pas servir à calculer le cycle de la lune, cela constitue un énorme paradoxe. Mais nous sommes convaincus de ceci que la Oumma va guérir de ses malaises de Lune inchaa Allah à la condition de revoir la question tout en posant un regard critique sur des avis d’anciens oulémas qui ont montré leurs limites, et en s’affranchissant du littéralisme, des postures politiques, du sectarisme qui découle des sensibilités des uns et des autres, de la méfiance-ignorance du calcul astronomique, etc.

Par Imam Kanté

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