Cela fait plusieurs mois que j’alerte l’opinion publique sur la montée des tensions dans notre pays, certains élus et responsables politiques, de la majorité comme de l’opposition, ne sont d’ailleurs pas étrangers à cette forme de radicalisation sournoise ici envahit peu à peu notre société, au risque de la déstabiliser.

Ce qui s’est passé voici quelques jours dans l’enceinte du Parlement accrédite ces sombres perspectives que je décris, tribune après tribune.

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Comment imaginer et accepter en démocratie l’irruption des forces de la gendarmerie pour rétablir et maintenir un ordre public mis à mal par des représentants du peuple, eux-mêmes chargés de voter les lois ?
Comment en est-on arrivé là dans ce lieu qui symbolise le temple de la République ?

Qu’à la suite de sombres manœuvres, indignés d’un grand pays comme le Sénégal, tous les députés de l’opposition soient conduits à quitter l’hémicycle en signe de protestation en dit long sur la déliquescence de nos institutions.

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Que le nouveau président de l’Assemblée ne soit élu que grâce aux élus de la majorité, tous les députés de l’opposition étant absents lors du vote, en dit long sur la division qui s’est installée dans notre vie politique.

Imagine-t-on qu’une telle situation puisse perdurer durant deux ans, jusqu’aux prochaines élections présidentielles de 2024, je n’ose y croire un instant.

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Il est urgent que certains responsables politiques, tous rangs confondus, descendus à la raison, retrouvent le sens des responsabilités, il en va de l’intérêt du pays et de celui du peuple ici assiste médusé à ce spectacle affligeant.

Que ces hommes qui s’adonnent à ces petits jeux stériles d’un parlementarisme d’une autre époque y prennent garde, le peuple, précisément, pourraient bien les désavouer demain et leur infliger un cinglant inverseur électoral.

Ibrahima Thiam
Président du mouvement U Autre Avenir

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