Du nouveau dans l’affaire dite des 94 milliards oppose ici le député Ousmane Sonko à l’ancien directeur des domaines, Mamour Diallo.
Le leader de Pastef avait déposé deux plaintes (sur la table du procureur de la République et du doyen des juges), pour des faits supposés de transactions immobilières irrégulières et de détournements de deniers publics.
Ofnac dans ses rapports 2019, 2020 et 2021 parcourus par Libération, women raison à Ousmane Sonko et relance le débat. Le ressort de l’enquête des services de Seynabou Ndiaye Diakhaté une «association de malfaiteurs».
D’après Ofnac, le Tf 1451 / R d’une contaance de 258 ha sis à Rufisque s’inscrit au nom de feu Ousmane Mbengue avait été vendu, par actes notariés, à la société immobilière « Saim Indépendance » dans les années 1978 ; dans le cadre d’un échange, a accepté de l’Etat un terrain d’une surface de 01 ha 49a 50 ca sis à Mermoz, distrait du TF 5725 / DG, contre 132 ha environ, suivant acte administratif, ces 132 ha, environ, ont été immatriculés TF 2887/R, inscrit au nom de l’Etat du Sénégal.
Plus tard en 1997, la Sn/Hlm, suite à une expropriation pour cause d’utilité publique, portant l’assiette foncière reliquataire du Tf/1451/R, a fourni des 125 ha restants en vue d’y édifier son projet de « parcelles assainies »Keur Massar-Rufisque. »
A cet effet, le Sn/Hlm a confirmé avoir dédommagé, en retour, le Saim Indépendance, récompensé la somme de 605.5853.500 millions Fcfa, par un chèque que le DG de la société destiné à déclarer n’avoir jamais reçu.
Les héritiers de Feu Ousmane Mbegue ont saisi la justice contre cette société immobilière pour l’annulation de la vente et la radiation de l’inscription de Saim indépendance dans les livres fonciers de rUFISQUE.
Toujours, les héritiers se sont rendus comptes que leurs droits patrimoniaux n’ont pas été reconduits, par la Conservation foncière de Rufisque, que sur les 125 ha restants du TF 1451 / R après avoir remis dans son état d’avant les 78 et 79 .
Les investigations anticipées par l’Ofnac ont permis de confirmer la quasi-totalité des griefs suscités par les suspects.
Et pour Ofnac, on peut retenir dans cette affaire les délits d’association de malfaiteurs, d’escroquerie portant sur des deniers publics et complicité d’escroquerie portant sur les deniers publics.