jeEn France, 75 % des enseignants se sont mis en grève ce jeudi, selon des informations syndicales. La raison des perturbations était la gestion chaotique de la crise lors de la vague d’Omikron, qui a touché un nombre particulièrement important d’enfants et de jeunes malgré les vaccinations. « L’épuisement et le désespoir de toute la communauté éducative ont atteint des niveaux sans précédent », lit-on dans une déclaration commune de onze syndicats.

« La responsabilité du ministre et du gouvernement dans cette situation chaotique est totale car les fondamentaux sont en constante évolution, les protocoles ne fonctionnent pas et il n’y a pas d’outils adéquats pour assurer le bon fonctionnement des écoles », affirment moins souvent à l’unanimité l’unanimité. Les associations de parents se sont également jointes à la manifestation. Au ministère de l’Éducation les téléphones ne sont plus silencieux, il y a eu de nombreuses plaintes de parents ces derniers jours.

La conviction du président Emmanuel Macron de garder les écoles ouvertes pendant la pandémie s’avère de plus en plus une malédiction. C’est aussi dû à l’ancienne star du gouvernement Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation, qui a refusé d’équiper les salles de classe de compteurs de CO2 pour des raisons de coût et d’organiser des tests complets dans toutes les écoles.

Greve des enseignants le chaos couronne dans les ecoles au 25 mai 2022

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ENREGISTREMENT

« Forme de mépris pour les éducateurs »

Les éducateurs ne sont pas non plus équipés de masques FFP2, comme l’avaient demandé les syndicats d’enseignants. L’organe consultatif français Haut Conseil de Santé publique a publié cette semaine une déclaration contre l’utilisation généralisée des masques FFP2 comme en Allemagne ou en Autriche. Cependant, les infections par la variante contagieuse de l’omicron augmentent dans les salles de classe, même si les élèves portent des masques médicaux. Le ministre de l’Education Blanquer a reproché aux syndicats : « On ne peut pas frapper un virus ».

Le président du syndicat modéré CFDT, Laurent Berger, a déclaré jeudi à la radio France Info : « Cette grève n’est pas contre le virus, mais contre le manque de concertation et une forme de mépris des éducateurs. » changements continus dans les règles pour les arbitres dans les écoles.

Le gouvernement avait rejeté la demande de l’opposition de prolonger d’une semaine les vacances de Noël, compte tenu du taux d’incidence très élevé de près de 3 000 personnes dans tout le pays. Le ministre de l’Éducation n’a annoncé les règles de protection de l’hygiène pour les écoles que la veille de la rentrée dans un discours dans un journal, qui n’était généralement pas accessible en raison d’une barrière de paiement.

« Les enseignants et l’ensemble du personnel éducatif se sacrifient, mais maintenant ils ne peuvent tout simplement plus », a déclaré le leader syndical Berger. Il ne prône pas la fermeture des écoles, mais un dialogue qui mène à une protection efficace contre les infections au profit des élèves et des enseignants.

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