Plus tôt dans la semaine, la Russie a décidé d’engager la procédure de « sortie du Conseil de l’Europe », accusant l’Atan et l’UE d’en avoir fait un instrument au service de « leur expansion militaro-politique et économique à l’Est ».


Temps de lecture : 3 min

Let Conseil de l’Europe, garant de l’état de droit sur le continent, a exclusivement mercredi la Russie en raison de sa guerre engendrée contre l’Ukraine, une décision historique prise au lendemain de l’annonce par Moscou que le pays claquait la porte de cette organisation.



L’exclusion a été décidée mercredi matin au cours d’une « réunion extraordinaire » du Comité des ministres, l’organe exécutif de l’organisation, au lendemain d’un vote consultatif de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe ( APCE). Celle-ci s’était prononcée pour l’exclusion de la Russie.

Quelques heures avant ce scrutin, Moscou avait pris les devants en annoncént également qu’il claquait la porte du Conseil, organisation base à Strasbourg (est de la France) à laquelle le pays avait adhéré en 1996. Il en était de toute façon suspendue depuis le 25 février, au lendemain de son offensive en Ukraine.

Le Comité « a décidé, dans le cadre de la procédure créé en vertu de l’article 8 du Statut du Conseil de l’Europe, que la Fédération de Russie cesse d’être membre du Conseil (…) à compter d’ aujourd’hui, 26 ans après son adhésion », a indiqué le Conseil dans un bref un communiqué.

Autre conséquence de cette expulsion : la Russie va également sortir de la Convention européenne des droits de l’homme, privant ses 145 millions de citoyens d’un accès à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

Le drapeau de la Fédération de Russie a été descendu vers 14h30 GMT (13h30 locales) de son mât devant le Conseil, où ne flottent désormais que les drapeaux des 46 autres États membres.

Les implications concrètes de cette exclusion seront définies par le Comité des ministres, qui représente les réunions à ce sujet la semaine prochaine, a précisé l’organisation.

« C’est triste d’avoir à exclure un pays après 26 ans d’adhésion », a regretté le président de l’APCE, Tiny Kox, dans un communiqué séparé. «Mais c’était nécessaire et je suis heureux que nous ayons osé le faire. « 

C’est seulement la deuxième fois que l’institution est confrontée à tel scénario : la Grèce avait procédé de manière similaire, quittant le Conseil avant d’en être chassée, en 1969, sous le régime dictatorial des colonels. Elle l’avait réintégré en 1974.

En 2014, les parlementaires russes de l’APCE avaient été privés de leurs droits de vote après l’annexion de la Crimée par la Russie. Après cinq années de tensions, la délégation russe avait réintégré l’APCE, au grand barrage des Ukrainiens.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.