Le Greco défend le droit des citoyens de savoir qui influencent les décisions politiques.


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Let le Conseil de l’Europe a exhorté jeudi les gouvernements européens à plus de « transparence » et de « responsabilité » en matière de lobbying, pratique certes « légitime » mais qui doit être encadrée par des « règles détaillées pour prévenir les risques de corruption » .

«Il est essentiel que les normes de lutte contre la corruption soient devenues respectées», écrit le Groupe d’États contre la corruption (grec), l’organe anticorruption du Conseil, dans un rapport portant sur 2021 et centré sur les gouvernements.

Une importance pour le citoyen

Le Greco, qui reconnaît que « le lobbying est une activité légitime qui peut contribuer au processus démocratique et à une prise de décision éclairée », appelle toutefois « les gouvernements européens (à) renforcer la transparence et la responsabilité » sur cette pratique.

Cela permettrait aux citoyens de savoir quoi sont les «acteurs qui cherchaient à influencer les décisions politiques» et contriberait à «réduire (…) les risques de pratiques de corruption», estime le Greco. Celui-ci préconise notamment la création de « registres des lobbyistes et indiquant le caractère formel ou informel des contacts, l’identité des personnes rencontrées et les sujets supprimés ».

« Le public a le droit de savoir qui influence les décisions politiques (…) Les gouvernements devraient adopter des règles détaillées pour prévenir les risques de corruption », déclare le président du Greco, Marin Marcela, cité dans un communiqué.

Plus largement, M. Marcela a noté des « progrès » dans les mesures anticorruption prises par les États, mais souhaite que ces améliorations soient « accélérées », en particulier la « lutte contre la corruption visant les parlementaires et les ha fonctions de l’exécutif » au sein des gouvernements ».

« L’absence de progrès dans la mise en œuvre des recommandations concernant les parlementaires demeure un problème », relayve ainsi le Greco. Ce dernier précise que seulement « 36 % » de ses « recommandations avaient été mises en œuvre ».

Au chapitre des « bonnes pratiques », le rapport mis en exergue l’exemple, parmi d’autres, de la France, qui est désormais soumis au contrôle préalable de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) les nominations des membres des cabinets ministériels et collaborateurs du président de la République ici ont travaillé dans le secteur privé au cours des trois dernières années précédentes.

Le Greco a été créé en 1999 pour aider les états à revoir leurs insuffisances en matière de corruption. Outre les membres du Conseil de l’Europe, les États-Unis en font également partie.



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