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Problèmes un an avant l’ouverture

Problemes un an avant louverture au 22 juin 2024

dLe comité d’organisation des Jeux olympiques d’été de 2024 s’affaire. Une série de tests est prévue ces semaines-ci pour éviter que des erreurs graves ne soient commises à Paris dans un an. Parfois, ces épreuves se déroulent avec des athlètes et des spectateurs, parfois sans. Surtout, l’organisateur olympique veut éviter un chaos similaire à celui qui s’est produit autour de la finale de la Ligue des champions 2022 de football au Stade de France. À l’époque, des centaines de supporters de Liverpool et de Madrid ont été attaqués et dévalisés par des bandes organisées.

Mais au-delà de la sécurité dans l’espace public, il existe de nombreux domaines de conflit qui doivent être traités à Paris. D’une part pour les fans de sport qui souhaitent visiter les Jeux d’été entre le 26 juillet et le 11 août 2024 et qui ont besoin de billets et d’hébergement. D’autre part, pour les organisateurs et l’administration municipale, qui doivent réglementer la gestion des athlètes de Russie et de Biélorussie.

Il est déjà prévisible que les visiteurs olympiques devront puiser profondément dans leurs poches pour les nuitées. Par exemple, selon le site de réservation Airbnb, un client potentiel se voit proposer une chambre pour 2117,65 € la nuit pendant les Jeux olympiques d’été. Ce studio, toujours disponible, coûterait un bon 42 327,32 euros pour toute la période. Une telle offre est un indice de l’explosion des prix à laquelle devront faire face les 2,7 millions de touristes attendus.

Mauvaise surprise avec les billets sportifs

A moins de 500 jours des festivités qui devraient attirer 12 à 15 millions de visiteurs, nombreux sont ceux qui se demandent où loger avec un petit budget. Alors que les particuliers à Paris y voient une opportunité de gagner un peu d’argent, d’autres craignent que des excès ne se produisent qui surchargeraient l’esprit olympique.

Pendant les Jeux olympiques, un total de 130 000 appartements et donc autant d’hôtes loueront tout ou partie de leur bien via la plateforme Airbnb et accueilleront ainsi 560 000 touristes. Les hôtes Airbnb devraient gagner environ 2 000 € bruts (hors taxes et autres frais) en louant leur logement pendant 10 jours pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques. Cela signifie que le revenu par nuit sera d’environ 200 euros et devrait augmenter en moyenne de 70 % par rapport aux prix en 2022.

Même la vente de billets est toujours un sujet de discussion. Les prix et la disponibilité des places au début de la deuxième phase de la vente ont suscité autant d’inquiétude que lors de la première phase. Aussi, une autre mésaventure pourrait exaspérer le dessinateur. De nombreux détenteurs de billets d’athlétisme du deuxième tour de vente ont eu une mauvaise surprise après la mise en ligne de la vente de billets à l’unité.

« Nous avons découvert qu’il y avait des erreurs sur huit séances sportives, confirme Tony Estanguet, responsable du comité d’organisation de Paris 2024 : « Il y a plus de 760 séances qui sont mises en vente dans cette deuxième phase de billetterie. erreur dans ces huit séances d’athlétisme lors de l’évolution du calendrier et nous ne l’avons pas mis à jour. »

Les transports en commun comme un autre problème

Conséquence de cette mise à jour manquante : les spectateurs peuvent avoir dépensé jusqu’à 980 euros pour un billet pour la finale au Stade de France – et se retrouver alors avec un tout autre programme. 3,25 millions de billets avaient trouvé preneur au premier tour en février et un million des 1,5 million de billets mis en vente pour le second tour sont partis en un peu moins de 48 heures. Une troisième et dernière vente de billets à l’unité, cette fois sans tirage au sort, est prévue fin 2023.

Autre problème, les transports en commun. Les trains à Paris sont tout sauf fluides, qu’ils soient dans le métro ou dans les trains de banlieue. Surtout la Ligne B, qui dessert le département de la Seine-Saint-Denis, où plusieurs événements auront lieu en 14 mois, donne du fil à retordre aux organisateurs. Jean Castex, jusqu’à récemment Premier ministre français et aujourd’hui à la tête de la RATP (Office de tourisme de Paris), devrait régler le problème.

Enfin, l’éventuelle participation olympique d’athlètes russes et biélorusses suscite la controverse. La maire de Paris, Anne Hidalgo, s’est prononcée contre les athlètes des deux pays qui commencent comme des « athlètes neutres » « tant qu’il y a la guerre ».

Selon lui, compte tenu des circonstances, il est « inconcevable qu’on laisse un pays qui en attaque un autre continuer à marcher comme si de rien n’était ». Qu’une délégation vienne à Paris alors que les bombes continuent de tomber sur l’Ukraine est un acte complet un non-sens », a ajouté Hidalgo. Qu’en pense le comité d’organisation ?

Le Comité International Olympique n’a cessé de réaffirmer sa disponibilité à accepter des athlètes de Russie et de Biélorussie : en tant qu' »athlètes individuels » et à condition qu’ils remplissent une série de critères visant à garantir leur « neutralité » vis-à-vis des régimes de Moscou et de Minsk . La ministre française des Sports Amélie Oudéa-Castéra tente de retarder l’affaire. « Les recommandations n’affectent en rien la participation des Russes et des Biélorusses aux Jeux d’été 2024 », a-t-il déclaré. L’incertitude continue de prévaloir sur ce sujet explosif.

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