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Soupçons de corruption au Parlement européen : un commissionnaire défend ses tweets et sa présence au Qatar

Plusieurs jours, Le Soir, entre autres, révèle les dessous de l’enquête qui secoue le Parlement européen et qui a notamment fait tomber une vice-présidente du Parlement et vu Marc Tarabella être perquisitionné et suspendu par son parti.


Temps de cours : 3 min

Le commissaire européen Margaritis Schinas, dont les tweets passés au sujet du Qatar ont été scrutés avec attention ces derniers jours à la lumière des soupçons de corruption de la part de cet Etat, a défendu mardi ses agissements. Le Grec a maintenu avoir toujours défendu, également dans ses interventions via Twitter, la position officielle de la Commission.


Lui-même était présent à l’ouverture de la Coupe du monde de football. « C’était le premier évènement sportif mondial post-pandémie, et l’Europe ne pouvait pas en être absente », at-il assuré en réponse aux questions des journalistes, en marge de la plénière du Parlement européen à Strasbourg. Il avait tweeté à cette occasion sur les « considérables progrès » engagés au Qatar dans les réformes du droit du travail, des réformes qui doivent, ajouterait-il, maintenir leurs effets au-delà de l’évènement.

La récente révélation dans la presse de l’existence d’une enquête judiciaire au sujet de faits présumés de corruption orchestras par Doha et visant des (ex-)eurodéputés a tout d’un coup jeté le soupçon sur ces positions jugées fort conciliantes. Sans raison, selon le commissaire Schinas, qui a rappelé avoir rencontré sur la place des représentants de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Au passage, le Grec a indiqué que la Commission proposait, dans le cadre d’un paquet « anti-corruption », d’établir un organe d’éthique pour toutes les institutions de l’UE.

À ses côtés, la commissionnaire Ylva Johansson a été interrogée sur la proposition (d’avril dernier) de la Commission d’exemption de visa les ressortissants du Qatar et du Koweït pour les courts séjours.

Le Conseil (États membres) a déjà pris position (pour la remise), mais il manque encore le Parlement pour convenir avec lui d’un nouveau régime de visas pour ces deux États.

La commissaire suédoise a défendu mardi une évaluation équilibrée et complète de la Commission, tenant compte dans le cas du Qatar d’une « très bonne coopération dans la lutte contre la pandémie, l’évacuation de personnes vulnérables d’Afghanistan », ou encore « les menaces hybrides sur l’Europe » et « l’alignement » sur la position européenne face à l’invasion russe de l’Ukraine. Une évaluation de la situation des droits humains dans le pays concerné faisait également partie de l’évaluation, et « il était clair (dans cette évaluation) qu’il y a encore beaucoup de choses à faire dans ce domaine », assure-t-elle .


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